J’ai sauté en parachute et j'ai survécu. Je suis ici pour raconter et partager mon expérience avec vous. Je vous encourage vivement à prendre davantage de risques dans la vie, car cela la changera (votre vie) pour toujours! Et cela, grâce à un simple saut en parachute !
Pour la plupart des gens, sauter en parachute leur semble être LE défi ultime de leur vie. Cela leur paraît si effrayant, si menaçant (ils peuvent s’écraser au sol, ça fait peur, non ?), mais paradoxalement, dans le même temps, cela leur semble être quelque chose de très sécurisé.
Quand j'ai dit aux gens autour de moi que j’allais faire mon premier saut en parachute, la réponse type qui m’a été donnée a été: «Pourquoi diable as-tu donc envie de sauter d'un avion en parfait état de voler?" Je ne savais pas vraiment pas quoi ni comment répondre à ces gens. Peut-être tout simplement parce que ce le parachutisme, ce n'était pas quelque chose pour eux ? Mais, en fin de compte, c'était leur choix et leur vie.
Je n’avais nullement l’intention de les convaincre de me rejoindre, mais je savais, après avoir beaucoup étudié ce sujet sur Internet, et après avoir rencontré un tas de passionnés, que j'avais de bonnes raisons pour faire ce premier saut en parachute. Et encore bien d’autres « chutes libres » par la suite, si affinités !
Mes arguments pour me convaincre, étaient les suivants :
• Vivre une expérience unique au moins une fois dans ma vie.
• Lutter contre ma peur d'avoir peur (autrement dit contre l'angoisse)
• Prendre une décision difficile et de m’y tenir
• Me lancer un défi
• Me pousser hors de ma zone de confort
Et pourquoi je me suis retrouvé tout seul ?
À ma grande surprise, quelques personnes m’ont affirmées avec conviction qu’elles voulaient, elles aussi, faire un saut en parachute - en même temps que moi ! J'étais galvanisé, super excité! Au fond de moi-même, malgré toutes mes bonnes résolutions, je n’avais pas très envie de le faire tout seul, ce saut !
Pratiquement tous m’ont dit: «Super ! C'est génial! Vas-y, fait-le! » … nous t’accompagnons.
Mais c’est quand j’ai voulu passer à la phase pratique (à savoir, aller nous inscrire au centre école de parachutisme) pour y faire notre premier saut en parachute que les choses se sont gâtées. J’ai eu droit au petit manuel des excuses bidon (dans toutes les bonnes librairies). Quelques extraits: « ma mère se marie ce week-end (à 92 ans !)», « mon horoscope me déconseille de sortir ce dimanche », « j’ai cassé la voiture, je ne peux pas venir », « je suis malade, j’ai vomis toute la nuit », « en ce moment, je suis débordé de boulot » etc, etc…
Les dégonflés
J'ai été déçu, mais en réalité, je m'y attendais plus ou moins. Le « dégonflage », c’est dans la nature humaine, les gens disent une chose et en font une autre. Il semble que la plupart craignent les risques au point de ne pouvoir prendre aucune décision et préfèrent s’en tenir à ce qu’ils connaissent, à ce qui ne les expose à aucun risque.
Bref, j'ai compris que si j'attendais quelqu'un pour m’accompagner, il n’y aura jamais de saut en parachute. Il m’a fallu y aller tout seul, comme un grand. J'ai donc choisi une date, suis allé chez le médecin (pour savoir si la faculté m’autorise ou non à sauter d’un avion en bon état), suis allé réserver une date, payé un acompte, et ai attendu ma journée pour faire enfin mon premier saut en parachute. Je me se sentais bien, mais au fond de moi, je commençais à devenir nerveux.
J'ai eu peur
Pour être exact, j'ai eu super-peur. Aucun doute à ce sujet. Plus la date du saut se rapprochait, plus un tas (que dis-je, une montagne) de questions et d’images s’entrechoquaient dans ce qui me sert de cerveau. Du genre, par exemple :
• Vais-je mourir?
• Si je meurs, est ce que ça va être douloureux?
• Comment vais-je me sentir quand je me rendrais compte que je vais mourir?
• Ce que je vais me casser les os en tombant?
• Est-ce que faire un saut en parachute, c’est vraiment 100% sans risques?
• Que faire si le parachute ne s’ouvre pas?
• Que faire si l'avion se crashe? (prier? ce n’est pas possible d’avoir aussi peur!)
• Quelle est l'expérience du moniteur avec qui je vais faire ce saut en parachute en tandem?
• Les accidents sont-ils fréquents en parachutisme?
• Quelle est la pire chose qui puisse arriver?
• Et s’il arrive quelque chose au moniteur à qui je suis harnaché pour sauter en tandem?
• Etc, etc…
Pourquoi avoir peur ?
Heureusement, j'ai réalisé que le parachutisme, c’est un peu comme la respiration pour certaines personnes. J'ai réalisé que je n'étais pas seul dans mon aventure. Le moniteur (agréé et diplômé par la Fédération Française de Parachutisme, m’a pris en charge (au propre et au figuré), du début à la fin. C’est un gars vraiment super sympa qui avait déjà réalisé plus de 320 sauts! Il a répondu (avec beaucoup de patience et de gentillesse) à mes innombrables questions et préoccupations et m’a calmement expliqué comment tout cela allait se passer.
Cela m'a immédiatement amené une certaine tranquillité d'esprit. Finalement, si j’ai bien compris… ce saut en parachute, ce serait bien plus facile, et beaucoup moins risqué, que de prendre sa voiture pour se rendre au travail chaque matin !
Rêve ou réalité ?
Toutefois, dans un esprit aussi flippé que le mien, les mots ne signifient pas grand-chose… et j'ai rapidement eu plus peur que jamais. Cependant, je suis resté fidèle au plan initial. J’y suis, j’y reste. Mais je n’en menais pas large. Aussi longtemps que nous avons été dans la salle de briefing du centre école, tout a semblé surréaliste : non, je n'allais pas vraiment faire de saut en parachute, je n’allais pas faire de la chute libre. Tout cela, c'est juste un rêve, j’allais me réveiller d’un instant à l’autre!
La réalité m’a rappelée à elle en me bottant sévèrement le c…, heu, le derrière quand nous sommes finalement arrivés sur le tarmac de l’aéroport. C’est quand j'ai vu les avions, les parachutes, la piste d’atterrissage et les gens qui venaient juste de se poser après avoir sauté d’un avion à 4000 mètres d’altitude ! Les bruits des moteurs, les odeurs d’huile et de kérosène…Whooww, ça a fait un choc…
Mais je n'étais pas seul. Des gens de tous âges, de toutes origines sociales, avec différents niveaux d'expérience – et, tous, super sympas, se sont joints ce jour-là à moi, prêts à sauter d'un avion en parfait état. Certains, tout comme moi, pour faire leur premier saut en parachute.
Piégé !
Enfin, j'ai payé. Les choses se sont mises en mouvement, l’avion s’est mis à vibrer, à rouler, puis à s’élever dans le ciel bleu et ensoleillé…. et il n'y eut plus de retour en arrière possible. Lentement mais sûrement, mon tour de faire mon tout premier saut en parachute est venu. Comme je me préparais en me harnachant (4 points d’ancrage) avec le moniteur derrière moi, je voulais hurler et crier: «Arrêtez tout! Est-ce que je peux avoir un peu plus de temps? Je ne suis pas prêt! J'ai besoin de plus de temps! "Et ainsi de suite. Pourtant, pas un mot n’est sorti de ma bouche. Serrage de ceinture et dernières explications.
A 4000 mètres, la porte s'ouvre. Courant d'air frais. En bas c'est minuscule, tout petit. Angoisse à 1000% !! Mais trop tard, impossible de reculer. Je n’étais pas très fier, avec ma tête rentrée dans les épaules… Les plus expérimentés ont sauté d'abord, ceux qui font leur premier saut en parachute (en tandem, comme moi) ont sauté ensuite. A mon tour. Nous avançons vers l’ouverture. Position, jambes dans le vide, entre celles de votre instructeur, tête en arrière et la cervelle dans les chaussettes. Un ultime coup de rein…. Et hop ! Ce qui s'est passé ensuite est une autre histoire.
C’est depuis cet instant précis que je suis devenu un drogué heureux ! Drogué des émotions, addict aux sensations fortes, dépendant des jets d’adrénaline générée par chaque nouveau saut en parachute ! Fini à jamais les angoisses, je suis définitivement devenu un autre homme !
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